Comment diminuer la pollution numérique de ses réseaux sociaux ?

Comment diminuer la pollution numérique de ses réseaux sociaux ?

Quel est l’intérêt pour vous de diminuer la pollution numérique de vos réseaux sociaux ? Si vous êtes un entrepreneur ou une petite entreprise engagé.e, alors je n’ai pas vraiment à vous convaincre. Vous savez que le numérique est source de pollution et qu’il est important, comme toute activité, de le pratiquer raisonnablement. Pour les autres, sachez que faire attention à votre impact est bon pour vous, pour votre business et pour l’environnement : le trio gagnant !

Diminuer la pollution numérique de ses réseaux est utile pour soi, la planète et sa communauté

La gestion des réseaux sociaux est très chronophage : création du planning éditorial et des visuels, planification des postes, réponse à la communauté ou encore création d’engagement, ce n’est pas pour rien que c’est un métier à part entière ! Faire de l’écologie digitale c’est avoir une utilisation mesurée des outils : poster moins mais poster mieux. Je vous montre ? Prenez votre café/thé, vos notes et on y va !

Table des matières

La pollution numérique des réseaux sociaux

Plus de la moitié de la population mondiale est présente sur au moins une plateforme de réseau social. Avec une moyenne journalière d’utilisation en constante augmentation, l’impact généré uniquement par les réseaux sociaux n’est pas à prendre à la légère.

Selon une étude de Greenspector de 2021, l’impact carbone moyen d’un utilisateur des réseaux sur mobile serait de 60 kgEqCO2 par an soit l’équivalent de 535 km effectués dans un véhicule léger. Ce calcul prend en compte une utilisation des réseaux de 2h24 par jour. Or si on en croit les injonctions du moment, vous devriez être présent sur les réseaux tout le temps et y produire de plus en plus de contenus pour survivre.

Mais le numérique est une activité polluante. Cette pollution est notamment engendrée par :

  • La fabrication des téléphones, tablettes et ordinateurs ,
  • La consommation d’électricité générée par l’utilisation d’internet.

Le numérique représente aujourd’hui 15% de la consommation d’électricité mondiale et 4% des émissions de gaz à effet de serre. Lorsque vous utilisez vos appareils pour aller sur internet, lorsque vous chargez vos appareils ou encore lorsque vous stockez du contenus sur internet : vous consommez de l’électricité. Chaque site internet, image, ou vidéo posté sur internet est stocké dans des data centers, qui sont les plus gros consommateurs d’électricité du net.

Internet est une révolution dans la vie de beaucoup de monde. Que ce soit pour se former, accéder à l’information, faire des démarches, rencontrer du monde ou développer un business, internet est devenu incontournable. Personnellement, je serai incapable de m’en passer. Alors comment faire pour agir à son niveau et limiter son impact polluant, notamment sur les réseaux sociaux ?

Comment choisir ses réseaux sociaux

Dans un premier lieu, il faut savoir que pour bien choisir ses réseaux sociaux, il faut s’assurer qu’ils soient utiles et qu’ils vous apporteront ce que vous y chercher. Dans le cadre de votre business, vos réseaux vous permettent d’échanger avec votre communauté et donc vos potentiels clients, de leur donner envie de travailler avec vous ou de les inciter à acheter votre produit et vos services.

Il est donc inutile d’être sur un réseau où vos clients ne sont pas. Mais un autre critère de choix pour vos réseaux sociaux peut être l’impact néfaste qu’il aura sur l’environnement.

Plusieurs études ont été réalisées pour savoir quel réseau social a le plus d’impact sur l’environnement. Dans ces études, ils ont notamment regardé la consommation des ressources nécessaires pour les faire fonctionner. On peut en retirer :

  • Que le fil d’actualité a une forte incidence sur l’impact d’un réseau social : plus il est dynamique (vidéos qui se lancent en survol par exemple) et plus il sera polluant ;
  • Des réseaux comme TikTok, Reddit ou encore Pinterest échangent plus de données mobiles et donc sont plus impactants que des réseaux comme Linkedin, Facebook ou même Youtube ;
  • Un réseau comme TikTok consomme quasiment deux fois plus d’énergie que Youtube ;
  • Les vidéos HD consomment beaucoup ;
  • Plus vous postez de contenu, plus vous aurez un impact.

TikTok est l’un des réseaux sociaux le plus consommateur d’énergie mais c’est aussi le plus populaire du moment. La question est : le résultat obtenu en étant sur ce réseau vaut-il l’impact engendré ? Et dans certains cas, la réponse sera oui ! Dans d’autres cas, cela n’en vaut pas le coup et il vaut mieux faire un choix plus judicieux.

choisir son réseau social

Faire de l’écologie digitale : les outils

L’écologie digitale est l’étude des impacts engendrés par l’utilisation du numérique sur l’environnement afin d’en diminuer les effets au maximum. Pratiquer l’écologie numérique c’est donc gérer son impact sur internet et mettre en place des pratiques qui en diminueront les effets néfastes.

Comment gérer votre communication digitale sur les réseaux sociaux tout en diminuant votre impact environnemental ? Voici quelques bonnes pratiques que vous pouvez mettre en place :

Diminuer la pollution numérique des réseaux sociaux en ciblant sa communication

Le premier principe de l’écologie digitale est de moins produire tout en produisant mieux. Pour cela il est important de bien cibler sa communauté : qui sont les gens qui achèteront votre produit/ vos services et quels sont leurs problématiques ? Vous pouvez alors produire du contenu qui leur apportera conseils, solutions et qui seront utiles.

💡 Le Saviez-vous ? Les micro-influenceurs (qui ont moins de 10K abonnés) ont plus d’impact sur leurs communautés que les gros influenceurs. Il est donc plus rentable pour une entreprise de se concentrer sur eux plutôt que de payer de très gros comptes d’influences qui ne réaliseront pas assez de vente. Pourquoi ? Parce que les petites communautés sont très actives !

En ciblant votre communication avec des messages plus utiles, des hashtags spécifiques et une description adaptée, vous aurez de meilleurs résultats avec un impact environnemental moindre !

Privilégiez les messages qui sont utiles et apporteront un vrai contenu à votre audience. Il n’y a pas d’interdit, tout est une question d’équilibre entre du contenu informatif, formateur ou encore divertissant.

Note : N’oubliez pas la Méthode des 3U ! Mon contenu est-il Utile, Utilisable par ma cible et sera-t-il Utilisé ? Si oui, alors c’est parti vous pouvez le poster !

Choisir son rythme

Si vous communiquez sur les réseaux sociaux, vous avez probablement entendu parler des algorithmes. Ce sont ces robots qui permettent de proposer votre contenu à votre communauté mais aussi de vous faire découvrir auprès d’autres. Ils régissent les réseaux et font la loi. Seulement, ils vous incitent de plus en plus à une surproduction impactante pour l’environnement.

Ne vous laissez pas dicter votre rythme de publication par les injonctions des réseaux. On vous demandera de publier tous les jours, tout le temps, sans prendre en compte votre santé mentale, votre temps et l’impact que cela engendrera sur l’environnement.

Vous n’avez pas besoin d’être là 24h/24 pour vendre ! Vous avez besoin d’avoir une communauté impliquée et qualifiée : des gens qui savent pourquoi ils sont là et qui ont besoin de votre produit ou votre service pour régler un problème.

Enfin il vaut mieux privilégier la régularité et la qualité que la quantité. Faites petit à petit, en fonction de vos possibilités et de votre temps disponible pour que cela tienne sur la longueur.

Optimiser les formats utilisés pour limiter l’impact numérique des réseaux sociaux

Un point très impactant pour l’environnement est le poid du contenu que vous allez mettre sur les réseaux et qui sera stocké par les data center pour être accessibles à vos visiteurs. Plus c’est lourd, plus il faudra de l’énergie pour le charger. Poster moins n’est donc pas le seul point. Vous pouvez aussi choisir le format de vos postes.

Les vidéos ont plus d’impacts néfastes sur l’environnement que les images. Les contenus de haute qualité graphique seront plus polluants que les autres : par exemple privilégiez des images webp ou jpeg plutôt que des png plus lourds. Pour les vidéos, privilégiez le 720p plutôt que le 1080.

Il faut toujours se poser la question de la pertinence du format choisi : est-ce bien nécessaire de fournir ce contenu en format vidéo plutôt qu’image ? Cela peut être pour de l’accessibilité, pour le message, l’interaction, etc. Et parfois il n’y a pas de raison. Il vaut alors mieux privilégier le contenu le moins lourd et donc le moins impactant !

Informer et s’informer : le cercle vertueux

La pollution numérique sur les réseaux sociaux est un sujet vaste sur lequel on apprend tous les jours. Sans culpabilisation, il est important de s’y intéresser afin d’améliorer petit à petit ses pratiques ! Vous pouvez aussi propager le message : au lieu de pousser à la surconsommation et à la surproduction des réseaux sociaux, créons une nouvelle vague bienveillante plus respectueuse de l’environnement et de votre santé mentale.

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Si vous voulez allez plus loin et que vous possédez un site internet, vous pouvez télécharger ce freebie gratuit avec pleins d’astuces pour diminuer l’impact polluant de votre site internet ! N’hésitez pas à me rejoindre sur mes réseaux pour en apprendre plus sur le sujet.

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